Garantie de performance à 99,98 %
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Depuis le 12 août, la réglementation PPWR sur les emballages s’applique dans toute l’UE. Première obligation immédiate : les PFAS sont bannis des emballages alimentaires. Et ce n’est que le début d’un calendrier qui court jusqu’en 2030. Voici ce que ça change pour votre e-commerce.
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Pendant des années, chaque pays européen avait ses propres règles sur les emballages. Une étiquette conforme en France pouvait ne pas l’être en Allemagne. Un format autorisé aux Pays-Bas pouvait être soumis à d’autres contraintes en Espagne. Pour les e-commerçants qui vendent dans plusieurs pays, c’était un vrai casse-tête.
Le PPWR, ou Packaging and Packaging Waste Regulation, règlement (UE) 2025/40, met fin à cette fragmentation. Il établit un cadre harmonisé, valable dans les 27 États membres, qui couvre l’ensemble du cycle de vie d’un emballage : de sa conception jusqu’à son recyclage.
Ce règlement concerne les fabricants, les importateurs, les distributeurs et les e-commerçants. Aucun seuil de chiffre d’affaires, aucune exemption pour les PME. Si vous vendez des produits emballés en Europe, vous êtes concerné.
C’est l’obligation entrée en vigueur le 12 août. Les PFAS, ces substances surnommées « polluants éternels », sont désormais interdites au-dessus de seuils stricts dans tous les emballages en contact direct avec des aliments. Boîtes à emporter, papiers de boulangerie, sacs de popcorn pour micro-ondes, contenants fast-food : ces produits ne peuvent plus être mis sur le marché européen s’ils ne respectent pas les nouvelles limites.
Si vous vendez des produits alimentaires en ligne et que vous choisissez vos fournisseurs d’emballages alimentaires, cette vérification est à faire maintenant, pas dans six mois.
Dans deux ans, un système d’étiquetage commun pour le tri des déchets entrera en vigueur dans toute l’Union. Un même pictogramme, une même signalétique, dans les 27 pays. Pour les e-commerçants multi-marchés, cela simplifie la conformité à terme. Mais cela implique aussi de revoir les emballages existants.
Concrètement : si vous refaites vos emballages d’ici 2028, intégrez ces exigences dans le cahier des charges maintenant. Vous éviterez une double refonte coûteuse.
C’est l’échéance qui aura l’impact opérationnel le plus fort. Trois grandes obligations entrent en vigueur :
Quatre ans, c’est court quand il faut revoir des processus d’emballage, changer de fournisseurs et former des équipes. Et certaines décisions, comme le sourcing de matières recyclées, se jouent dès maintenant.
La contrainte sur l’espace vide est celle qui aura l’impact le plus immédiat sur le quotidien d’un e-commerçant. Beaucoup expédient encore aujourd’hui des produits dans des colis surdimensionnés, soit par habitude, soit par manque de flexibilité sur les formats disponibles.
À partir de 2030, ce ne sera plus légal. Et au-delà de la conformité réglementaire, c’est aussi une question de coûts. Un colis mal dimensionné, c’est du volume facturé inutilement par les transporteurs, du matériau gaspillé, et une empreinte carbone plus élevée par livraison. Pour les emballages plastiques, la transition sera plus longue à préparer. Trouver des fournisseurs capables de garantir un taux de matière recyclée post-consommation conforme et traçable prend du temps. Les certifications de chaîne de traçabilité, de l’usine de recyclage jusqu’à l’emballage final, ne s’obtiennent pas en quelques semaines. C’est là que 2030 est déjà proche.

L’enjeu de l’espace vide, c’est précisément ce qu’adresse la machine d’emballage de Monta, baptisée PacMan. Déployée dans plusieurs de nos entrepôts, elle calcule automatiquement les dimensions optimales pour chaque commande et découpe une boîte parfaitement ajustée au produit. Résultat : jamais de grande boîte pour un petit article, moins de matériau utilisé, moins de volume transporté.
Concrètement : moins de carton gaspillé, un coût de transport réduit puisque les transporteurs chargent davantage par tournée, et une logistique déjà alignée avec les exigences que le règlement PPWR imposera en 2030.
Externaliser votre logistique à Monta, c’est aussi s’appuyer sur un partenaire qui anticipe ces évolutions avec vous.
Vous voulez faire le point sur l’impact du PPWR sur votre logistique et identifier les premières actions à mener ? Prenez rendez-vous avec notre équipe. Échange sans engagement, réponse sous un jour ouvré.
Toutes les entreprises qui mettent des emballages sur le marché européen sont concernées : fabricants d’emballages, importateurs, distributeurs et e-commerçants. Aucun seuil de taille n’est prévu. Une PME qui vend des produits emballés en ligne est soumise aux mêmes obligations qu’un grand groupe industriel. Le règlement s’applique à tous les matériaux (carton, plastique, verre, métal) et à tous les types d’emballages : primaire (en contact direct avec le produit), secondaire (regroupement) et tertiaire (transport).
Le règlement fixe le principe de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, mais laisse chaque État membre en définir les modalités. En France, ce cadre est encore en cours d’élaboration par la DGPR, l’ADEME et la DGCCRF. Ce qui est déjà applicable : les autorités de surveillance du marché peuvent ordonner le retrait d’un lot ou d’une référence dès le premier manquement constaté, dans les 27 pays simultanément pour une référence vendue partout en Europe. Sur le volet REP, la non-inscription au registre d’un éco-organisme peut entraîner en France une amende pouvant atteindre 30 000 €. Citeo applique par ailleurs des majorations pouvant atteindre +100 % du tarif de base pour les emballages non recyclables ou perturbateurs du tri.
Ce qu’on appelle couramment la « taxe éco-emballage » est en réalité une éco-contribution liée à la REP, la Responsabilité Élargie du Producteur. Le principe est simple : celui qui met un produit emballé sur le marché finance la fin de vie de cet emballage. En France, cette obligation est gérée via Citeo pour les emballages ménagers. Le PPWR renforce et harmonise ce dispositif à l’échelle européenne, mais ne le crée pas : il existait déjà. Ce que le règlement change, c’est que cette contribution sera désormais éco-modulée de façon harmonisée dans toute l’UE : un emballage recyclable paie moins, un emballage non conforme paie plus.
L’article 7 du PPWR impose un taux minimum de matière plastique recyclée post-consommation dans tous les emballages contenant plus de 5 % de plastique. Cette obligation entre en vigueur au 1er janvier 2030. Les taux varient selon le type d’emballage : de 10 à 35 % en 2030, et de 25 à 65 % en 2040. Attention : seuls les déchets plastiques post-consommation sont comptabilisés. Les chutes de production ne le sont pas, quelle que soit leur présentation sur une fiche technique fournisseur. Pour un e-commerçant, cela concerne concrètement les pochettes plastiques, les films-bulles, les polybags et tout emballage d’expédition contenant du plastique. Certains emballages sont exemptés : emballages compostables, emballages pour produits dangereux, emballages pharmaceutiques et emballages pour préparations infantiles.
Oui. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les e-commerçants qui vendent à l’international. Une inscription à Citeo en France couvre vos obligations sur le marché français uniquement. Si vous expédiez en Allemagne, vous devez vous inscrire sur le registre LUCID. En Italie, c’est CONAI. En Espagne, ECOEMBES. Chaque pays a son propre éco-organisme, et l’obligation s’applique dès la première commande expédiée dans ce pays. Le PPWR renforce progressivement l’harmonisation de ces systèmes, mais dans l’immédiat, l’enregistrement pays par pays reste la règle.